JUSQU'A CE QUE LE MYTHE, LE FANTASME, L'INNIMAGINABLE EN TOMBE AMOUREUX .

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 10:02

Lettre à l'inconnu ,

Je regrette. J'aimerais trouver un mot plus convenable. J'aimerais trouver un nom à placer sur ton visage. Comment t'appellerais-tu alors ? J'ai encore peur de le savoir. Je n'affronte rien, je me cache, comme tu vois. Ou ne vois pas. Ne vois pas, puisque tu n'as jamais posé ne serait-ce qu'un moindre regard sur moi. J'ai attendu des jours , esperant, desesperant de te revoir enfin. J'ai même pleuré. Je m'étais fait la promesse de ravaler chaque larme qui ne pourrait qu'être néfaste, et à cause de toi j'ai recommencé. Sans raison apparente, enfait. J'ai pensé à toi, et j'ai senti chaque pulsion s'intensifier comme jamais. Chaque désir se matérialiser dans mon esprit. Et, il est arrivé ce gris lundi, le week-end n'est toujours que trop long, tu sais. Comme toujours, il est venu, trop tard sans doute pour mes envies et moi. Tu étais loin, mais j'ai tout de suite su que c'était toi. Je le sais à chaque fois, si tu savais ! Tu as cette démarche que les autres n'ont pas, et tu sembles si sûr de toi, avec cette inutilité de la nature pendue à ton bras comme une ridicule fanatique, se rendant compte de la chance qu'elle a de t'accompagner dans chacune de tes démarches. Et ça me tue, moi, de la voir, elle, petite, transparente, laide, pleine du droit de poser ses mains sur toi. Je la tuerai . Ô si tu savais. J'ai tant attendu, pour n'avoir rien qu'un regard, vide de toute émotion. Un regard indifferent, hautain. J'ai tellement tremblé, mon dieu . Et j'ai réalisé que tu n'étais qu'un sale poison. Un sale poison qui crève mes veines et mes rêves. Une sale obsession qui m'a penetré lorsque tu t'es retourné. J'ai eu envie de frapper ton visage aux traits de marbre, impérieux. Je supporte mal tes silences, tes indifférences. Si tu savais comme ça me tord l'esprit. Aujourd'hui encore, je t'ai attendu, les mains gelées par le froid, la cigarette incandescente ramenée nerveusement à la bouche. Ma main connaît si bien le chemin, maintenant. Cette fois encore, je t'ai reconnu de loin. Elle était toujours là, m'empêchant d'apprécier pleinement ta présence. Mais tu étais là, je te voyais enfin. J'ai senti un desagréable battement dans ma poitrine et contre mon cou. J'ai suivi du regard chacun de tes mouvements, fascinée, dans un curieux état second. Pas même un regard. J'ai eu alors la terrible impression de ne pas exister. Je ne suis rien. Tu ne me reconnais pas lorsque tu me croises. Si tu me jettes un regard, tu m'oublies dans la minute qui le suit. Alors je meure toute seule, c'est plus simple. Je crois que je n'attends rien. Comme toi. Il n'y a rien à attendre d'une âme inexistante , je crois .

Forgiven . ♥

# Posté le mardi 10 novembre 2009 14:07

Modifié le mardi 10 novembre 2009 14:21

T'as pas le droit , putain t'as pas le droit. T'arrives la bouche en coeur, et puis moi je deteste tout ça, tu sais très bien que je hais ça. Ta vieille gueule, ta vieille situation, tes vieux sourires plein de mépris. Ouais, t'es beau, ça te va ? T'es beau d'être une terreur, et puis avoue tu te la racontes lorsque tu marches dans les rues. Tant de regards féminins posés sur toi, ô dieu, je défaille. T'en a pas marre de m'entraîner dans ton sale cercle vicieux? Tu me salis, tu me souilles, tu me corromps ! Et à chaque fois, avant même de lâcher tes photos sur le sol, avant même d'avoir poser le doigt sur la sonette de chez moi,( ce putain de "ding dong" , il t'excite avoue, hein, pour que tu te tapes ce sourire amusé à chaque fois que j'ouvre la porte? ) tu sais que je vais flancher. Eh bien, quoi, ça t'eclate ? Tu lis dans mes regards tout le mépris du monde, tout ce que je peux te haïr, et ma demande silencieuse de ton départ. Mais tu ne m'écoutes pas, tu ne m'écoutes jamais ! Tu rentres comme si tu venais reclamer ton dû, et puis tu oses me regarder, me sourire, t'amuser avec moi, toucher ma peau, ô dieu que je te hais pour ça. Et puis tu t'en vas, tout le temps. Sans un mot, tu te lèves, tu me regarde encore, et tu pars. Moi je m'emmele dans mes draps d'un blanc immaculé et je t'insulte de tous les noms, je tombe parce que j'ai trebuché, je tape sur le mur , je te crie de revenir. Mais ça change rien, t'es deja loin, et de corps et d'esprit. Tous les soirs en me couchant dans ce lit souillé par toi, tout ce toi, tous les soirs je me jure de venir te voir. Je viens te voir, je te regarde de haut, et puis je te lance une phrase choc à la gueule " on arrête là " . J'ai essayé plusieurs fois, tu te rappelles? Et tu as éclaté de rire à chaque fois. Tu as rigolé, ce magnifique signe de joie mesquine sur ton visage taillé dans le marbre. J'ai levé un sourcil, aussi destabilisée que je pouvais l'être, et tu t'es contenté de m'embrasser encore, comme si je n'avais rien dit. Tu vois, tu ne m'écoutes jamais ! Que veux tu que je fasse ? Tu ressembles à un cliché, voilà, un vieux cliché immonde et ... et ... Je ne vois pas ce que je peux dire d'autre. Il y'avait tes sales souffles sur mon cou, et le claquement de ma main contre ta joue, pourquoi fallait-il qu'à chaque fois tu rigoles ? Ne pose plus jamais tes mains sur mon corps, ne t'en prends plus jamais à ma belle innocence.

Petite passe musicale; ça fait un moment que je n'ai pas causé musique, alors voilà MES chansons du moment, avec quelques classiques qui restent :
Ain'i no sunshine when she's gone - Bill Withers .
We are your friends - Justice .
A horse with no name - America .
Foster - April Sixth .
Strange and beautiful - Aqualung .
Come together - The Beatles .
Curses - Bullet For My Valentine .
Rock superstar - Cypress Hill .
Fuck it - Eamon .
These grey days - Eight Legs .
When i'm gone - Eminem .
Handlebars - Flobots .
Heavy cross - The Gossip .
Kidding - Imogen Heap .
Glittering Cloud - Imogen Heap .
Deeper Underground - Jamiroquai .
King for a day - Jamiroquai .
Je me barre - Keny Arkana .
Rain - Mika .
Cannabis - Ska P.
Reptilia - The Strokes .
Je refume du shit - Stupeflip .
Private affair - The Virgins .
Angels on the moon - Thriving Ivory .
Dark on fire - Turin Brakes .
Purple Rain - The Waterboys .
Somewhere - Within Temptation .
C'était ici - Yann Tiersen .
Sunday with a flu - Yodelice .
Don't dance - 3OH!3
Hate it or love it - 50 cent .
You can't always get what you want - Rolling Stones .

# Posté le dimanche 08 novembre 2009 12:16

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 12:36

T'en veux ? T'en as .

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 14:21

Juste une parenthèse : VIVEMENT LES VACANCES :D

# Posté le mardi 13 octobre 2009 15:48

Modifié le mardi 13 octobre 2009 16:08

Je me deviens. Je deviens cette muse, à l'extreme tout. Trop investie à chaque fois dans le goût de la chose bien faite, et poussée jusqu'au bout, toujours plus loin, plus fort, avec peu d'indulgence face aux vents de la vie. Je deviens la catin de rouge et de noir, et je m'effraie de voir à quel point elle déteint sur moi. J'ai son regard, ses gestes, des paroles. Je lui ressemble de plus en plus. Son air entre dans mes poumons, et ressort dans un volute de fumée plein de tabac. Je veux l'éloigner, et je veux qu'elle reste . Je l'admire et la hais. Elle est si desirable, son souffle dans le noir, me fait trembler, mais je veux m'en aller, maintenant. Je vois un autre reflet dans le miroir, ou est le rire qui habitait mes yeux, ou est la malice orange qui éclairait tout le contour de ce noir, la noire iris ? Il n'y a plus que du noir et du rouge. Son noir et son rouge. Ses yeux et ses lèvres. Tout en elle est en moi. Nous ne sommes qu'une. Elle est moi, comme je suis elle. Je la deviens, et la devine sous mes mots tranchants, mes rires moqueurs, et je me fais peur, à monter toujours si loin dans l'intouchable âme que je m'autorise à être, pour être comme elle, ma muse, mon Egyptienne à la peau d'or et aux yeux de foudre. Je fais du mal, plus qu'avant. J'entends son maléfice, son influence, lorsqu'aprés avoir usé de mechanceté, j'éclate d'un rire sadique et vil. Un rire de reine et de sorcière. Elle m'infecte, elle me possède. Et finalement, c'est l'idéal que je suis déja qui m'interpelle. Ou perdre le gôut de ce qui me semblait beau. Ou le plaisir de sentir ces mâles regards couler sur moi, mon corps , mon visage, ma muse. Je m'en enchante toujours, et toujours si fière, réponds par cette oeillade meprisante qui la caractérise si bien. Regarde au fond de ma pupille, et voit sa flamme danser . Elle n'était qu'une illusion, que quelques mots sur papiers, qu'une luxure faite; un diamant brut inexistant. Et maintenant elle prend toute la place, partout, partout. Je me retourne, l'imagine, la veux. Veux son corps, ses yeux, sa répartie, et son orgueil. Elle trouve le moyen de vivre, en m'habitant. Elle décide de mes gestes. Et comme une obsession, je me deviens. Je deviens celle que j'ai toujours été . La perfection que je me dictais d'être. La démarche rapide et sèche, pas le moindre bonheur dans les yeux. La simple impression d'être plus desirée qu'aimée, finalement. Ça me fait sourire. Le désir obsede l'homme, le desir obsede l'adolescent. Je n'aurais pas la pretention de dire qu'ils se languissent, elle si. Elle dirait qu'ils se retournent, et que oui, il te regarde, oui il te deire, oui il t'adore comme on adore une deesse. C'est une deesse. Elle me quitte, lorsque je ris, elle me quitte lorsque j'aime et respire, et revient dans mon mépris, revient dans le noir de mes yeux, le rouge sur ma bouche, la fierté. Elle me manque quand elle est loin, et je la hais, si fort, quand je la vois apparaître. C'est un démon, et j'aspire tant à la faire à mon image, à m'encrer dans son papier. Je suis celle qu'elle est, elle est moi. Je suis ma propre muse .

# Posté le mercredi 07 octobre 2009 12:48

Elle se levait , comme à son habitude, en même temps que le soleil, aux alentours de six heures et quart, au matin. La bouche pâteuse et les mains sèches, elle sortait une cigarette qu'elle enfonçait négligamment sur le porte-cigarette l'accompagnant, et la fumait sans penser, faisant les cent pas dans sa chambre, sans même avoir ouvert la fenêtre. C'était devenu une habitude, finalement. Elle fumait, se brûlait les poumons à coup de tabac et recrachait son tueur d'une manière provocatrice et passionée sur sa bouche demaquillée la veille. Elle ne prenait pas la peine de jeter ses mégots dehors, ils s'éparpillaient un peu partout sur le sol de ses nuits, et elle s'en fichait. Elle ouvrait son armoire, prenait les premiers sous-vêtements qu'elle trouvait, jolis en général, aguicheurs, invoquant la luxure dans la dentelle et la finesse. Et puis, elle enfilait des vêtements souvent beaux, et chers. Souvent particuliers, souvent personnels et innovants, à son image. Elle courait rougir ses lèvres, noircir ses yeux et parfumer sa peau. Elle ne mangeait pas, et s'y plaisait bien. Elle était maigre, et belle. Fragile, et imposante. Un ange de l'enfer, un démon du paradis, le plus beau des mystères. Elle enfilait sa veste chaude et large et sortait dans le froid orangé de l'automne, le sac sur l'épaule. Souvent, elle tirait sur le porte cigarette une autre tueuse et la savourait étrangement bien plus que la première. Elle se trouvait belle, charnelle et envoûtante, et elle avait raison. Elle était belle, charnelle et envoûtante. Pleine d'une passion qui appelait à la luxure, par les moues boudeuses qui s'affichaient sur ses lèvres galbées , pulpeuses, et charnues. Son corps fin et élégant les faisait languir d'amour et de désir sous l'imposant personnage qui s'amenait à eux, dans un charme maléfique. Elle était la catin , l'ange, la reine, le diable et la déesse. Elle les jugeait tous et toutes avec un petit sourire amusé, et quelques regards moqueurs. Elle était cruelle. Cruelle par les expressions et les gestes. Sa simple présence les rendait toutes folles de jalousie, de honte, d'amertume et de regret. Ses regards les achevaient. Toutes les filles, les jeunes, les femmes, les vieilles, se taisaient, et marchaient, tête basse face à ce charme suprême, à ce désir trop puissant qui émanait de l'apparition. Car, tous, êtres des deux sexes la désirait, tant elle était plaisante, tant elle était désirable. Et tous la haïssaient, tant elle était détestable. Sa vie se résumait aux sept péchés capitaux : La luxure, en premier lieu, du sexe, tout le temps, du sexe égoïste et cruel. La gourmandise, la gourmandise du mâle et de la femelle, la gourmandise du corps, et de la chair, la gourmandise de la beauté, qu'elle cultivait dans le champ de son propre corps. L'orgueil, à la folie, passionément, une fierté plus puissante que celle des hommes prétentieux et imbus, une fierté de reine, une fierté de mythe, un orgueil d'inhumaine . La paresse, l'ennui, la lassitude, elle ne faisait rien pour les autres, elle seule comptait, elle ne levait pas un doigt pour le monde et la vie, elle déambulait dehors, sans ambition ni passion autre que celle de son propre être. L'avarice, car elle était avare, comme la beauté elle cultivait l'argent, vivant de pièces très chéres, d'objets d'or, et de bijoux de cristal, tout n'était que luxe, luxe pour elle seule, son propre luxe, sa propre richesse . La colère, tout n 'était que colère, de la colère digne des plus grands ouragants de leur maître, une colère d'orage, une colère de monstre, une colère de harpie et de gorgone, de sorcière et de cyclope, une rage folle pour une si belle personne, ses regards pouvaient tuer . L'envie, à chaque chose qu'elle désirait, chaque objet pour qui elle témoignait un semblant d'intêret devait entrer en sa possession, chaque être pour qui elle témoignait un semblant d'attirance devait entrer en ses bras et son corps, chaque chose qu'elle voulait, elle l'obtenait, c'était ainsi, et ce ne pouvait être autrement. Plus belle encore que la Esmeralda d'Hugo, et que chacune des muses de Baudelaire, elle faisait peur, et rêver hommes et femmes.
C'était un monstre, un ange, une pute, un mystère, un miracle .

# Posté le jeudi 17 septembre 2009 14:50

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 09:10